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Glossaire

Ce glossaire explique des termes repris tels quels dans les médias, les écoles et les documents médicaux. Beaucoup viennent d’un vocabulaire activiste: ils présupposent que chacun aurait une « identité de genre » intérieure, distincte du sexe. L’AMQG part de l’hypothèse inverse: le sexe (femelle ou mâle) est une réalité biologique; un sentiment, un rôle social ou une apparence n’en font pas une femme ou un homme. Les termes marqués d’un triangle rouge viennent de ce vocabulaire activiste: ils documentent l’usage, ce ne sont pas une recommandation de l’AMQG. Le glossaire sert de repère aux parents et aux professionnels; les définitions activistes y sont citées, pas reprises à son compte.

A

Approche (trans-)affirmativeAffirmatif#

Approche clinique et éducative qui demande d’accepter sans questionnement ni évaluation approfondie l’auto-identification d’un jeune, puis de l’accompagner vers une soi-disant transition sociale, légale et/ou médicale. Elle s’appuie surtout sur les lignes de la WPATH (SOC-7 puis SOC-8). Le Cass Review (2024) et plusieurs autorités sanitaires européennes la jugent insuffisamment fondée: l’identification à l’adolescence est souvent labile, les comorbidités (autisme, traumatisme, homosexualité, anorexie, dépression) sont fréquentes, et l’« affirmation » précoce peut figer une trajectoire qui aurait évolué autrement. L’alternative défendue par l’AMQG est l’exploration psychologique et l’attentisme, pas le passage immédiat aux hormones ou à la chirurgie.

Attentisme (watchful waiting)#

Approche clinique classique, proche du protocole néerlandais originel et des recommandations post-Cass: observer, soigner d’abord l’anxiété, la dépression, le trauma ou les troubles alimentaires, et laisser passer la puberté dans la grande majorité des cas. Les études longitudinales antérieures à la vague actuelle montraient qu’une majorité d’enfants dysphoriques s’alignaient sur leur sexe à l’âge adulte, souvent homosexuels ou bisexuels, sans « transition » médicale.

Auto-identification (self-ID)Affirmatif#

Principe selon lequel une déclaration personnelle (« je suis une femme », « je suis non-binaire ») suffirait à changer la mention du sexe à l’état civil ainsi que l’accès aux vestiaires, au sport ou aux statistiques, sans critère médical ni biologique. En Suisse, le changement de la mention du sexe à l’état civil est possible par déclaration depuis 2022. L’AMQG y voit un danger pour les droits et espaces des femmes fondés sur le sexe, et un risque particulier pour les mineurs.

B

Bloqueurs de puberté#

Analogues de la GnRH présentés comme « réversibles » et « pause » pour « gagner du temps ». En pratique, presque tous les jeunes qui les reçoivent passent ensuite aux hormones croisées; la puberté n’est pas une maladie; les conséquences portent sur la fertilité, la densité osseuse, le développement sexuel et cérébral, et la capacité ultérieure de consentir à des actes irréversibles. Le Cass Review, la Suède, la Finlande, la Norvège et le NHS anglais ont fortement restreint cet usage hors essai clinique, faute de preuves solides d’un bénéfice psychique.

C

Cass Review#

Évaluation indépendante des « services de genre » pour mineurs au Royaume-Uni, dirigée par la pédiatre Hilary Cass, rapport final en avril 2024. Conclusion centrale: les preuves d’un bénéfice des bloqueurs et des hormones chez les mineurs sont faibles; le modèle affirmatif n’est pas un standard de soins; il faut une prise en charge holistique (santé mentale, autisme/TDAH, contexte social). Le NHS a fermé le Tavistock GIDS et limité les bloqueurs. En français: Le Cass Review. (9)

Chirurgie dite de « réassignation » ou d’« affirmation de genre »#

Interventions qui amputent ou reconstruisent des organes sains (mastectomie, hystérectomie, phalloplastie, vaginoplastie, chondrolaryngoplastie, etc.) pour faire correspondre l’apparence au sentiment déclaré. Elles n’ont pas changé le sexe: un mâle opéré reste mâle, une femelle opérée reste femelle. Les complications, la stérilité et le regret (détransition) sont documentés; les preuves d’une amélioration durable de la santé mentale, surtout chez les mineurs, sont faibles. (1) (9)

CIM-10 / CIM-11 (classification de l’OMS)#

Classification internationale des maladies de l’OMS. Dans la CIM-10 (F64), les « troubles de l’identité sexuelle » (notamment le transsexualisme et le trouble de l’identité sexuelle de l’enfance) figurent dans le chapitre des troubles mentaux. Dans la CIM-11, le diagnostic s’appelle « incongruence de genre » (HA60 pour l’adolescence et l’âge adulte, HA61 pour l’enfance) et ne figure plus parmi les troubles mentaux, mais dans le chapitre des états liés à la santé sexuelle. En Suisse, la facturation se fait toujours selon la CIM-10 ; c’est donc le diagnostic F64, et non la dénomination CIM-11, qui sert au codage. Voir aussi Dysphorie de genre.

Cisgenre / cis (adj.)Affirmatif#

Néologisme activiste (latin cis, « du même côté ») forgé pour désigner les personnes qui ne se disent pas trans, comme si « femme » ou « homme » étaient incomplets sans ce préfixe. Le mot suppose que tout le monde possède une « identité de genre », que celle-ci primerait sur le sexe, et que les femmes et les hommes ordinaires formeraient une catégorie parallèle aux personnes trans-identifiées. L’AMQG n’emploie pas ce terme: une femme n’est pas « cis », elle est une femme; un homme n’est pas « cis », il est un homme.

Contagion sociale#

Hypothèse, étayée par des cliniques, des parents et des détransitionneurs, selon laquelle les identifications trans se diffusent dans un groupe de pairs, via les réseaux sociaux et les établissements scolaires, surtout chez les adolescentes. La WPATH SOC-8 a elle-même noté la hausse inexpliquée chez les adolescentes et la possibilité d’une contagion, tout en maintenant l’approche affirmative. Voir aussi ROGD.

D

Détransition / désistance#

La détransition est l’arrêt d’une soi-disant transition sociale et/ou médicale et le retour à vivre conformément à son sexe. Les personnes qui n’ont fait qu’une « transition » sociale (prénom, pronoms, vêtements) avant hormones ou chirurgie sont souvent appelées désisteurs. Il n’existe pas encore de définition unique ni de suivi suisse fiable; les cliniques « affirmatives » sous-estiment souvent ces trajectoires. (4)

Diagnostic différentiel / diagnostic#

En médecine: démarche qui consiste à écarter d’autres maladies ou causes pouvant expliquer le même mal-être, avant de poser un diagnostic et de choisir un traitement. La dysphorie de genre est un diagnostic (DSM-5 / dénomination CIM-11 « incongruence de genre »), pas la preuve biologique d’une identité intérieure. Chez l’adolescent, autisme, traumatisme, dépression, anxiété, troubles alimentaires, homosexualité et contagion sociale se superposent souvent au sentiment d’être « dans le mauvais corps ». L’approche affirmative court-circuite cette évaluation et tient l’auto-identification pour suffisante. Cass et plusieurs autorités européennes exigent l’inverse: examiner d’abord la santé mentale, l’autisme/TDAH et le contexte social — pas les hormones en première ligne. Sans diagnostic différentiel, des causes traitables sont négligées et des corps sains médicalisés. (6) (9)

Dysphorie de genre#

Détresse liée au sentiment que le corps sexué ne « correspond » pas. C’est un diagnostic (DSM-5), pas la preuve d’un « cerveau de l’autre sexe » ni d’une identité intérieure à affirmer médicalement. Chez l’enfant, elle se résolvait souvent à la puberté. Chez l’adolescent, la forme actuelle est souvent d’apparition rapide, à prédominance féminine, avec de nombreuses comorbidités. Le soin de première ligne est psychologique, pas hormonal. (6) (9)

E

EPATH (European Professional Association for Transgender Health)Affirmatif#

Association professionnelle européenne pour la « santé transgenre ». Elle organise des conférences pour les cliniciens et chercheurs de la prise en charge trans (2027 à Grenade).

Expression de genreAffirmatif#

Manière de se présenter (vêtements, coiffure, maquillage, voix, gestuelle). Ce sont des stéréotypes culturels, pas le sexe. Un garçon qui aime les jupes reste un garçon; une fille qui refuse le rose reste une fille. Confondre non-conformité aux stéréotypes et « être trans » a historiquement médicalisé des enfants, notamment homosexuels.

F

Femme trans-identifiée / homme trans-identifié#

Formulations sexuelles utilisées par l’AMQG. Une femme trans-identifiée est une femelle humaine qui se dit homme (souvent dite « transman » ou FtM dans le langage activiste). Un homme trans-identifié est un mâle humain qui se dit femme (« transwoman », MtF). Le sexe ne change pas. Nous n’employons pas « transhomme » / « transwoman » comme s’il s’agissait d’un sous-type d’homme ou de femme.

FtM (female-to-male)Affirmatif#

Sigle activiste pour une personne de sexe féminin qui adopte un rôle, un prénom ou des traitements masculinisants (testostérone, mastectomie, parfois phalloplastie). Il s’agit de filles et de femmes, pas d’hommes.

G

Gender affirming care (soins dits d’affirmation de genre)Affirmatif#

Expression anglophone, souvent laissée telle quelle, qui désigne le paquet social + hormones + chirurgies présenté comme « soins » et même comme prévention du suicide. Les revues systématiques européennes n’ont pas confirmé ce bénéfice. L’AMQG met l’expression entre guillemets: ce ne sont pas des soins au sens d’une pathologie organique à corriger, mais des interventions sur un corps sain au nom d’un sentiment.

Genre atypique / genderqueerAffirmatif#

Labels identitaires pour des personnes dont le rôle ou le sentiment ne correspond pas au stéréotype homme/femme. Dans les SOC WPATH, ces labels sont traités comme des identités à accompagner médicalement. Pour l’AMQG, ce sont des descriptions de goût ou de détresse, pas une catégorie de sexe (voir Sexe). (1)

Genre (par opposition au sexe)Affirmatif#

Dans les sciences sociales, « genre » désigne des rôles et stéréotypes attribués aux sexes. Le concept d’identité de genre inverse le rapport: le genre ressenti deviendrait premier, le sexe une « assignation ». L’AMQG refuse cette inversion. On peut critiquer les stéréotypes sans nier le dimorphisme sexuel de l’espèce humaine.

H

Hormonothérapie croisée#

Administration de testostérone à des femelles ou d’œstrogènes (souvent avec anti-androgènes) à des mâles, afin d’imiter l’apparence de l’autre sexe. Effets en partie irréversibles (voix, clitoromégalie, stérilité, risques cardio-vasculaires et métaboliques, cancer du sein sous œstrogènes chez l’homme, etc.). Chez le mineur, plusieurs pays européens l’ont restreinte après Cass.

I

Identité de genreAffirmatif#

Selon les textes activistes et certains textes juridiques, sentiment intérieur d’être femme, homme, les deux, ni l’un ni l’autre, ou un autre point d’un « continuum » — jusqu’à des catégories comme « eunuque » dans la SOC-8. Il n’existe pas de test objectif de cette identité. L’AMQG y voit une croyance, pas un fait biologique: le sexe se constate; l’identité se déclare. Confondre les deux ouvre la porte à l’auto-identification dans le droit et à la médicalisation des mineurs. (1) (8)

Identité sexuelleAffirmatif#

Formule fourre-tout du vocabulaire activiste et de certains textes juridiques. L’Antidiskriminierungsstelle allemande le dit: « sexuelle Identität » dans la loi anti-discrimination visait à couvrir lesbiennes, gays, bisexuels et les personnes trans et intersexes (LSBTIQ*) — donc à la fois l’orientation sexuelle (sexe des partenaires) et l’identité de genre (sentiment d’être femme, homme ou autre). (15)

Usage clinique plus ancien: les « troubles de l’identité sexuelle » (CIM-10, F64) désignaient le transsexualisme — un diagnostic, pas un droit à l’auto-identification.

L’AMQG refuse le mélange: l’orientation sexuelle concerne le sexe réel des partenaires; l’« identité de genre » est une croyance. Les fusionner permet d’étendre à la dysphorie les protections et interdits conçus pour l’homosexualité (voir Thérapie / mesures dites de conversion, LGBTQ). Voir aussi Identité de genre.

Idéologie de genre#

Ensemble de thèses issues notamment du postmodernisme et de la théorie queer: le sexe serait « assigné », le genre un spectre, le ressenti primerait sur le corps et sur les droits fondés sur le sexe (espaces des femmes, sport, statistiques, langage). Elle se présente souvent comme de la science ou des droits humains. (5)

L

LGBTQ (adj.)Affirmatif#

Acronyme qui agrège orientation sexuelle (lesbiennes, gays, bisexuels) et identités de genre (trans, queer, parfois intersexe). L’agrégation est politique: l’homosexualité concerne le sexe des partenaires, pas le déni du sexe. Une partie des homosexuels refuse désormais l’amalgame avec les revendications trans. (2)

M

Médecine fondée sur les preuves (EBM)#

Médecine qui aligne les traitements sur les meilleures preuves disponibles — pas sur un consensus, un activisme ou les « standards » d’une association professionnelle. En haut de la hiérarchie: revues systématiques et essais randomisés; ensuite les grandes études d’observation et de registres; tout en bas, le simple avis d’experts.

Revues systématiques (Cass) : Le Cass Review (2024) est une évaluation indépendante des « services de genre » pour mineurs en Angleterre, fondée sur des revues systématiques de l’université de York. Conclusion: les preuves d’un bénéfice des bloqueurs de puberté et des hormones croisées sont faibles; le modèle affirmatif n’est pas un standard de soins. C’est le cœur d’une démarche S3 — recherche et évaluation des preuves, indépendamment du consensus d’une association. Voir Cass Review. (9)

Étude (registre) : Ruuska, Tuisku, Holttinen & Kaltiala (BMJ Mental Health, 2024) ont comparé 2 083 personnes de moins de 23 ans ayant consulté les services spécialisés dits d’« identité de genre » en Finlande (1996–2019) à 16 643 témoins appariés. Sans ajustement, les suicides étaient plus fréquents dans le groupe adressé (0,3 % contre 0,1 %). Une fois l’intensité des soins psychiatriques spécialisés prise en compte, ni la mortalité générale ni la mortalité par suicide ne différaient des témoins; le principal prédicteur était la morbidité psychiatrique, pas la dysphorie elle-même. La soi-disant « réassignation » médicale n’était pas associée à une baisse du risque de suicide. C’est de l’observation, pas un essai randomisé — mais une cohorte nationale, avec témoins et contrôle des facteurs de confusion, donc nettement plus solide qu’un papier de consensus. (12)

S3 contre S2k (AWMF) : Une ligne directrice S3 exige une recherche systématique de la littérature, une évaluation des preuves et un consensus formel. S2k n’est que consensuelle: un groupe d’experts choisi se met d’accord, sans cette revue des preuves. La ligne directrice allemande sur l’incongruence de genre chez l’enfant et l’adolescent (AWMF 028-018) a d’abord été prévue en S3, puis rétrogradée en S2k ; plusieurs sociétés se sont retirées du processus faute d’accord. Elle est S2k, pas S3. (13)

WPATH SOC-8 : ce n’est pas non plus un document S3, mais le consensus d’une association — en médecine fondée sur les preuves, le niveau de l’opinion d’experts, pas une ligne directrice. Des revues d’évidence indépendantes, commandées à Johns Hopkins, n’ont pas été publiées. Cass a établi que la SOC-8 surestimait la force des preuves ; Dahlen et al. (BMJ Open, 2021) concluaient déjà, à propos des SOC-7, qu’elles n’étaient pas un « gold standard ». Cass et des études de registres comme Ruuska sont ce qu’une ligne S3 devrait examiner — et ne soutiennent pas une « prévention du suicide » hormonale ou chirurgicale chez les mineurs. (9) (10) (11) (12) (13) (14)

MégenrageAffirmatif#

Accusation portée contre le fait de nommer une personne selon son sexe (prénom de naissance, pronoms correspondant au sexe) plutôt que selon l’identité déclarée. Pour l’AMQG, dire le sexe n’est pas une insulte; imposer des pronoms et un silence sur le sexe, surtout à l’école, est une demande politique, pas un soin.

MtF (male-to-female)Affirmatif#

Sigle activiste pour une personne de sexe masculin qui adopte un rôle, un prénom ou des traitements féminisants. Il s’agit d’hommes, pas de femmes — y compris après chirurgie. Conséquences concrètes: prisons, vestiaires, sport, statistiques de criminalité.

N

Non-binaire (adj.)Affirmatif#

Auto-description d’une personne qui se dit ni femme ni homme, ou les deux, ou fluide. Biologiquement, le sexe reste femelle ou mâle. Le label s’est répandu chez les adolescentes en même temps que les identifications trans, ce qui plaide pour un phénomène social plutôt que pour une nouvelle catégorie naturelle. (2)

Non-conformité aux stéréotypes de sexe#

Écart par rapport aux stéréotypes attendus pour un sexe (jouets, vêtements, métiers). Ce n’est pas une maladie et ce n’était pas, historiquement, une indication à bloquer la puberté. Les études longitudinales antérieures à la vague actuelle montraient qu’une grande partie des enfants non conformes devenaient des adultes homosexuels ou bisexuels (voir Attentisme). (1)

O

Orientation romantiqueAffirmatif#

Terme activiste (split attraction model): l’attirance amoureuse (de qui l’on « tombe amoureux ») serait distincte de l’orientation sexuelle — par exemple « asexuel mais biromantique », « homoromantique », « aromantique », « panromantique ». L’orientation sexuelle concerne le sexe de la personne qui attire sexuellement. Le morcellement en labels identitaires de plus en plus fins (aro, ace, demi, pan…) s’est répandu chez les adolescents en même temps que les identifications non-binaires et trans, surtout en ligne. Il n’existe pas de preuve solide d’une orientation « romantique » indépendante de la sexualité; la distinction sert surtout à construire une identité, pas à décrire un fait biologique.

P

Protocole néerlandais#

Protocole d’Amsterdam (années 1990–2000) qui a introduit bloqueurs puis hormones chez une petite cohorte d’enfants au tableau précoce, strictement sélectionnée, avec suivi psychiatrique. Même dans ce cadre, les preuves de bénéfice net sont contestées. Le protocole actuel « affirmatif » (WPATH, nombreuses cliniques) a abandonné ces filtres tout en invoquant encore les Pays-Bas. Les Pays-Bas eux-mêmes ont depuis durci leur pratique.

Q

Queer (adj.)Affirmatif#

De l’anglais « bizarre », d’abord une insulte, puis un mot d’auto-désignation et une théorie (Butler, etc.) qui vise à déconstruire le sexe, la famille et la norme hétérosexuelle. Dans le débat scolaire, « queer » peut servir à introduire le concept d’identité de genre. (2)

R

ROGD (rapid-onset gender dysphoria)#

Dysphorie de genre à apparition rapide. Expression proposée par la Dr Lisa Littman (2018) pour des adolescents, surtout des filles, sans antécédent infantile, dont l’identification surgit dans un groupe de pairs et en ligne. Ce n’est pas un diagnostic officiel; les observations cliniques, parentales et de détransitionneurs se sont accumulées depuis. C’est le phénomène au centre des préoccupations de l’AMQG. (7)

S

Sexe#

Chez l’humain, le sexe est binaire: femelle ou mâle, défini par le type de gamète (ovules / spermatozoïdes) et organisé dès la conception (chromosomes XX / XY dans l’immense majorité des cas). Il est constaté à la naissance, généralement d’après les organes génitaux externes. Les troubles du développement sexuel (DSD) sont des conditions médicales rares; ils n’inventent pas un troisième sexe et ne montrent pas que le sexe serait « assigné » au hasard.

SOC-7 / SOC-8 (Standards of Care)Affirmatif#

Documents de la WPATH. La 7e édition (2011) a longtemps été citée comme référence, y compris dans ce glossaire à l’origine. La 8e (septembre 2022) a levé les limites d’âge pour hormones et chirurgies, conseillé de contourner les parents réticents, et ajouté un chapitre « eunuque » tiré d’un site fétichiste adulte. La WPATH les appuie sur un « expert professional consensus » : c’est de l’opinion d’experts, pas une revue systématique indépendante ni une ligne S3. Cass (2024) et Dahlen et al. (BMJ Open, 2021) l’ont établi. (1) (9) (10) (14)

Stress minoritaire (minority stress)Affirmatif#

Modèle sociologique proposé par Ilan Meyer (2003) pour expliquer une partie des écarts de santé mentale chez les lesbiennes, gays et bisexuels par le stigmate, le rejet et la discrimination — pas par l’orientation elle-même. L’AMQG n’en nie pas le rôle possible d’une hostilité réelle.

Le problème est l’extension à l’« identité de genre ». Dans le discours affirmatif, le fardeau psychiatrique des jeunes en dysphorie (dépression, anxiété, autisme, trauma, troubles alimentaires) serait dû au « stress minoritaire » : la société, les parents ou l’école qui ne « valident » pas l’identité déclarée. La conclusion politique est que soigner ces comorbidités ferait obstacle à la transition, et que l’affirmation (prénoms, hormones, chirurgie) serait le soin.

Les données ne soutiennent pas cette chaîne. Les comorbidités et les expériences adverses précèdent souvent la dysphorie. En Finlande, Ruuska et al. (Acta Paediatrica, 2026) montrent une morbidité psychiatrique déjà élevée avant l’orientation vers les services de genre, et qui n’a pas baissé — elle a souvent augmenté — après la soi-disant « réassignation » médicale. Si le stress minoritaire était la cause principale, l’affirmation médicale devrait l’alléger ; ce n’est pas ce qu’on observe. Les auteurs notent aussi que, la société s’étant ouverte à l’égard des minorités sexuelles et de genre, on aurait pu attendre une baisse dans les cohortes plus récentes : depuis les années 2010, c’est l’inverse. Une cohorte clinique portugaise (Glória et al., 2025) retrouve aussi un fardeau psychiatrique élevé. Cass et plusieurs autorités européennes exigent d’abord soigner la santé mentale, pas de court-circuiter l’évaluation. Voir Questions et controverses. (9) (12) (16) (17) (18) (19)

T

Thérapie / mesures dites de conversion#

Historiquement: contrainte ou pression pour changer l’orientation sexuelle (« soigner » l’homosexualité). Ces pratiques sont sans fondement et l’AMQG les refuse.

Le point controversé est l’extension à l’« identité de genre »: des lois et des projets sur les « mesures de conversion » mettent sur le même plan l’exploration psychologique, l’attentisme ou le questionnement d’une identification trans et l’ancienne réorientation des homosexuels. Orientation sexuelle et « identité de genre » ne sont pas la même chose. Traiter une dépression, un trauma, un autisme ou une contagion sociale, ou ne pas affirmer d’emblée une identification labile à la puberté, n’est pas une conversion. Cass et plusieurs autorités européennes le distinguent clairement. Sous cette étiquette élargie, une psychothérapie sérieuse est présentée comme interdite — et le chemin vers hormones et chirurgies comme seule option « éthique ». (9)

Transgenre (adj.)Affirmatif#

Terme englobant, activiste et médiatique, pour toute personne dont le sentiment déclaré ne correspond pas au sexe. Il mélange des tableaux très différents (adulte historique, adolescent ROGD, non-binaire, homosexualité non conforme). L’AMQG parle de personnes trans-identifiées, en nommant toujours le sexe.

TransitionAffirmatif#

Ensemble des démarches pour vivre « comme » l’autre sexe: sociale (prénom, pronoms, vêtements, toilettes), légale (état civil), médicale (bloqueurs, hormones, chirurgies). Aucune de ces démarches ne change le sexe. La durée et le caractère prétendument réversible de la seule transition sociale sont contestés: elle n’est pas un acte neutre chez l’enfant, car elle renforce l’identification. (1) (9)

Transition socialeAffirmatif#

Changement de prénom, de pronoms, de vêtements, parfois de toilettes et de vestiaires, à la maison ou à l’école, sans hormone. Présentée comme réversible et « bienveillante ». Les revues récentes (Cass) y voient une intervention psychosociale qui peut figer l’identification et précéder presque toujours le parcours médical. L’AMQG demande que l’école n’impose pas cette démarche à l’insu des parents.

TransphobieAffirmatif#

Terme activiste, de plus en plus juridique. À l’origine: hostilité ou violence envers des personnes qui ne correspondent pas aux stéréotypes de sexe ou qui présentent une dysphorie de genre. L’AMQG refuse cette hostilité.

Aujourd’hui, « transphobie » s’étend souvent à tout écart par rapport à l’idéologie du genre: nommer le sexe (voir Mégenrage), fonder les espaces des femmes, le sport et les statistiques sur le sexe, questionner la médicalisation des mineurs ou citer des preuves systématiques (Cass). Les parents qui n’affirment pas d’emblée sont qualifiés de « transphobes » — pas de prudents. Une phobie est une peur pathologique; un désaccord politique ou une retenue clinique n’est pas une maladie. Nommer le sexe et protéger les enfants d’actes irréversibles n’est pas un discours de haine.

Transsexuel(le)#

Ancien terme clinique pour une personne qui cherche à modifier, ou a modifié, ses caractères sexuels par hormones et/ou chirurgie, avec un changement durable de rôle. Encore utilisé dans les SOC-7. Il décrit un parcours médical, pas un changement de sexe. (1)

W

WPATH Files#

Fuites de 2024 (Environmental Progress) de discussions internes WPATH: cliniciens qui admettent que des mineurs ne comprennent pas les effets sur la fertilité et la fonction sexuelle, que les comorbidités sont lourdes, et que les traitements ne sont pas aussi « fondés sur les preuves » que le discours public. S’y ajoutent la suppression d’études commandées à Johns Hopkins et les pressions politiques sur la SOC-8. (11)

WPATH (World Professional Association for Transgender Health)Affirmatif#

Association mondiale des professionnels pour la « santé transgenre » (anciennement Harry Benjamin). Elle se présente comme autorité scientifique; ses Standards of Care (SOC-7, 2011; SOC-8, 2022) ont guidé de nombreuses cliniques, y compris en Suisse. La SOC-8 a choqué une partie de la communauté scientifique (plus de limite d’âge, contournement des parents, chapitre « eunuque »). Les pièces de procédure de 2024 et sa propre méthodologie montrent que la SOC-8 est un consensus d’experts (une opinion), pas une ligne directrice fondée sur les preuves. En 2024, les WPATH Files ont révélé des échanges internes peu compatibles avec une médecine fondée sur les preuves; des études indépendantes ont été étouffées; l’administration Biden a pesé pour retirer des limites d’âge de la SOC-8. Le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande et d’autres s’en sont distanciés. Le Conseil fédéral et plusieurs institutions suisses s’y réfèrent encore. Voir Questions et controverses. (1) (10) (11) (14)

Sources :

  1. WPATH, Standards of Care, 7e édition (2011) — document historique, pas un état actuel des preuves
  2. Revue Médicale Suisse, Rev Med Suisse 2020; 16: 789-93
  3. A. Pullen Sansfaçon, erudit.org
  4. Post-Trans.com
  5. Gender Health Query (trad. libre)
  6. NHS (National Health Service, Royaume-Uni) — formulation clinique; la pratique anglaise a changé après Cass
  7. Littman Research
  8. Ministère de la Justice canadien — définition institutionnelle activiste, citée pour la documenter, non pour l’endosser
  9. Cass Review, rapport final, avril 2024; présentation AMQG
  10. WPATH, Standards of Care, 8e édition (2022), SOC-8
  11. WPATH Files (2024); The Economist, « Research into trans medicine has been manipulated » (2024)
  12. Ruuska, Tuisku, Holttinen & Kaltiala, étude de registres, BMJ Mental Health, 2024
  13. AWMF, classification S1 / S2k / S2e / S3; ligne 028-018 (S2k, enfants et adolescents)
  14. Dahlen S. et al., International clinical practice guidelines for gender minority/trans people: systematic review and quality assessment, BMJ Open 2021;11:e048943
  15. Antidiskriminierungsstelle des Bundes, Sexuelle Identität — définition juridique-activiste allemande, citée pour la documenter, non pour l’endosser
  16. Meyer I. H., Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations, Psychological Bulletin 2003;129:674–697 — modèle d’origine, conçu pour l’orientation sexuelle, pas pour l’« identité de genre »
  17. Ruuska, Tuisku, Holttinen & Kaltiala, morbidité psychiatrique, Acta Paediatrica, 2026
  18. Glória et al., cohorte clinique portugaise, Acta Médica Portuguesa, 2025
  19. SEGM, Ten Myths of Pediatric Gender Medicine (2026)